Thème

L’enseignement supérieur et sa pertinence aujourd’hui

La pertinence de l’enseignement supérieur doit se mesurer à l’aune de l’adéquation entre ce que la société attend des établissements et ce qu’ils font. Cela requiert des normes éthiques, l’impartialité politique et des capacités critiques en même temps qu’une meilleure articulation avec les problèmes de la société et le monde du travail, en fondant les orientations à long terme vers les buts et les besoins sociétaux, y compris le respect des cultures et la protection de l’environnement. Il s’agit d’offrir l’accès à la fois à une large éducation de caractère général et à une éducation ciblée sur une carrière, souvent interdisciplinaire, centrée sur les compétences et les aptitudes, qui toutes deux rendent l’individu capable de vivre dans différents contextes en mutation, d’agir efficacement et de pouvoir changer de profession.

Enseignement supérieur et promotion des valeurs sociétales

Dans un monde où les inégalités s’accentuent au sein des nations et entre les pays, où la recherche du profit à tout prix bafoue les valeurs éthiques et le sens de la solidarité humaine, où la violence, loin de s’apaiser, prolifère sous des formes diverses et souvent inédites, constituant ainsi une menace réelle pour la paix civile et internationale, tous les systèmes éducatifs et l’enseignement supérieur en particulier se trouvent directement interpellés. L’enseignement supérieur doit aider à préserver et à promouvoir les valeurs sociétales en assurant la formation des jeunes aux valeurs qui sont à la base d’une citoyenneté démocratique, en offrant des points de vue critiques et objectifs destinés à faciliter le débat sur les options stratégiques et le renforcement des perspectives humanistes ;

L’enseignement supérieur doit renforcer ses fonctions de service de la société, en particulier ses activités visant à éliminer la pauvreté, l’intolérance, la violence, l’analphabétisme, la faim, la dégradation de l’environnement et la maladie ; par une approche interdisciplinaire et transdisciplinaire de l’analyse des problèmes et des enjeux.

Enseignement supérieur et professionnalisation

Dans un contexte économique caractérisé par le changement et l’apparition de nouveaux modèles de production fondés sur le savoir et ses applications et sur le traitement de l’information, les liens entre l’enseignement supérieur, le monde du travail et les autres composantes de la société devraient être renforcés et rénovés.

En tant que source permanente de formation, de perfectionnement et de recyclage professionnel, les établissements d’enseignement supérieur auront à prendre en compte, de façon régulière, les évolutions des secteurs scientifiques, technologiques, économiques et du travail. Pour répondre aux besoins, les systèmes d’enseignement supérieur et le monde du travail devraient élaborer et évaluer conjointement des processus d’apprentissage qui intègrent la théorie et la formation en cours d’emploi, des programmes relais et des programmes d’évaluation et de prise en compte des apprentissages antérieurs. Dans le cadre de leur fonction d’anticipation, les établissements d’enseignement supérieur pourraient contribuer à la création d’emplois, sans que cela soit la seule fin en soi.

Enseignement supérieur et innovations pédagogiques.

Nous sommes aujourd’hui dans un environnement où le «numérique éducatif», ouvre de nouvelles avenues aux universités. Il leur permet de structurer autrement leur action et de faire évoluer la pratique des acteurs du système d’enseignement supérieur. Les technologies de l’information et de la communication éducatives permettent à chaque université de transformer les métiers qui la font vivre, mais aussi de s’ouvrir au monde entier, en participant de manière plus active à l’enrichissement intellectuel mondial. L’enseignant-chercheur aujourd’hui peut plus aisément rompre son isolement ; la recherche en réseau s’organise et mobilise des chercheurs de différents horizons géographiques. Les réseaux thématiques et scientifiques s’étendent et communiquent ; les savoirs se partagent.

Comité scientifique

Cécile Hardebolle (EPFL – Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne) ; Dr Mallory Schaub (Université de Genève) ; Sacha Kiffer (Université de Rennes 2, France); Vifquin Jean-Marc (Ecole Normale de Leuze) ; Irene Rotondi (Université de Genève) ; Nicolas ROLAND (Université libre de Bruxelles) ; Julien Douady (Université de Grenoble ; Joelle Demougeot-Lebel (Université de Bourgogne – France) ; Philippe Parmentier (Université de Louvain) ; Emmanuelle Annoot (Université de Rouen Normandie) ; Pr Elie RAFIDINARIVO (Université de Madagascar) ; Prof. BOUKELIF ; Prof. Tit. Louise Ménard (Université du Québec à Montréal) ; Anastassis Kozanitis ; Kettani Kamal (Université Mohammed V de Rabat) ; Prof. Marianne Poumay (Université de Liège) ; Brigitte DENIS (Université de Liège) ; Lina Forest (Université de Montréal) ; Marcel Lebrun (Université de Louvain) ; Jean-François Giret (Université de Bourgogne) ; Prof. Marilou Bélisle (Université de Sherbrooke) ; Dorothée KOZLOWSKI (Université de Mons) ; Cécile Moucheron; Prof. Tit. Denis Bédard (Université de Sherbrooke) ; Dr Emmanuel Sylvestre (Université de Lausanne) ; Jean Alain GOUDIABY ; Francisco A. Loiola (Université de Montréal) ; Dr BANUZA Alexis (Université du Burundi) ; Etienne Dayer ; Pr. Aziz Et-tahir (Université Mohammed V de Rabat – Maroc) ; Prof. Em. Bernadette Noël (Université de Louvain) ; Ph. Haeberli (Université de Genève) ; CHARLIER Bernadette ; Siara ISAAC (Université de Lausanne) ; Pascal Detroz ; Bruno DE LIEVRE (Université de Mons) ; Prof. Pierre-François Coen (Haute école pédagogique de Fribourg – Suisse) ; TRAORE Kalifa (du Burkina Faso) ; NEBOUT-ARKHURST Patricia (Université d’Abijan – Côte d’Ivoire) ; BABACAR Gueye (du Sénégal) ; GBATI Koffiwaî Yanakou (Université de Lomé – Togo) ; AMADE-ESCOT Chantal (Université de Toulouse – France) ; ATTIKLEME kossivi (Université d’Abomey-Calavi – Bénin) ; HOUNMENOU Jean-Claude (Université d’Abomey-Calavi – Bénin) ; BOKO Gabriel (Université d’Abomey-Calavi – Bénin) ; GANGO Flore (Université d’Abomey-Calavi – Bénin) ; d’ACRUZ Maxime (Université d’Abomey-Calavi – Bénin) ; AHODEKON (Université d’Abomey-Calavi – Bénin) ; KOUTINHOUIN Benoît (Université d’Abomey-Calavi – Bénin) ; KISSEZOUNON Gervais (Université d’Abomey-Calavi – Bénin) ; KPAZAÏ GEORGES (du Canada) ;(ULB), Julien Douady (UJF-Grenoble), Christelle Lison (Université de Sherbrooke – Canada) – Geneviève Lameul (Université de Rennes 2, France) – Marthe-Aline Jutand (Université de Bourgogne – France) – Anne Aveline (Université de Bourgogne – France) – Besma Ben Salah (Université ISET de Sousse – Tunisie)-Besma Ben Salah (Université ISET de Sousse – Tunisie)-BADA Médard Dominique (Université d’Abomey-Calavi – Bénin)-Kaouther Ghozzi (Université ISET de Radès) –Kaouther Machta  (Université ISET de Radès) (à complèter)

 

 

 

Partenaires

Appel à communication

Le 30e Congrès de l’Association Internationale de Pédagogie Universitaire (AIPU) se tient à Cotonou du 21 au 24 mai 2018. Le thème du 30e congrès est :

L’Enseignement Supérieur et sa Pertinence Aujourd’hui

Trois sous-thèmes ont été retenus pour l’évènement :

  • Enseignement Supérieur et Promotion des Valeurs Sociétales
  • Enseignement Supérieur et Professionnalisation
  • Enseignement Supérieur et Innovations Pédagogiques.

Format des communications

1. Communication thématique individuelle
Les communications individuelles, regroupées a posteriori en sessions thématiques par le comité scientifique, peuvent être présentées par une ou plusieurs personnes. Les communications individuelles pourront être réalisées pour présenter des travaux de recherche aboutis ou des retours d’expérience comprenant une analyse quantitative ou qualitative des données recueillies. Vingt minutes sont consacrées à la présentation et dix minutes à la discussion avec le public. Les ateliers seront animés par un modérateur ou une modératrice. Une proposition de communication thématique individuelle ne dépassera pas 300 mots (bibliographie non comprise).
2. Symposium
Les symposiums durent 90 minutes et comprennent trois communications. Les contributions d’un symposium sont articulées autour d’une problématique commune et associées à l’un des 3 axes. Un texte de cadrage est rédigé par l’organisateur ou l’organisatrice du symposium qui fait habituellement office de modérateur ou de modératrice. En termes de composition, un symposium réunit des auteur·e·s provenant d’au moins 3 institutions différentes et de 2 pays différents. Le texte de cadrage ainsi que les descriptions des communications ne dépasseront pas 300 mots chacun (bibliographie non comprise).
3. Poster
Les posters, regroupés a posteriori en sessions thématiques par le comité scientifique, peuvent être présentés par une ou plusieurs personnes. Les posters pourront être réalisés pour présenter des travaux en cours, des projets de recherche ou des retours d’expérience. Trois minutes sont consacrées à la présentation de chaque poster de la session. Le public aura 1 heure pour circuler entre les différents posters et pour discuter avec les auteur·e·s. Les sessions seront animées par un modérateur ou une modératrice. Une proposition de poster ne dépassera pas 300 mots (bibliographie non comprise).
4. Atelier de travail ou de réflexion
L’atelier de travail ou de réflexion est d’une durée de 1 heure et 30 minutes. Les spécialistes de cet atelier proposent des activités d’apprentissage et de réflexion sur un axe donné, le plus souvent à partir d’un travail de recherche. L’animation de l’atelier vise la mise en activité des participant·e·s. Un texte de cadrage est rédigé par l’organisateur ou l’organisatrice de cet atelier. Le texte de cadrage d’un atelier en présente le contenu, le public cible, la méthode de travail ainsi que les objectifs pédagogiques (apports visés pour les participant·e·s). Le texte de cadrage ne dépassera pas 500 mots (bibliographie non comprise).
Ces quatre formes de communication devront se rattacher à l’un des axes suivants :

  • Enseignement Supérieur et Promotion des Valeurs Sociétales
  • Enseignement Supérieur et Professionnalisation
  • Enseignement Supérieur et Innovations Pédagogiques.

Calendrier

  • 21 juin 2017 : lancement de l’appel à communication
  • 22 décembre 2017 : fin de l’appel à communication et début du processus de sélection
  • mi-février 2018 : fin du processus de sélection des communications
  • mi-février 2018 : ouverture des inscriptions
  • 21 mars 2018 : présentation du programme sur le site du congrès
  • 21 mai 2018 : ouverture du congrès

 

Contacts :

www.aipu2018.net
Tél : +229 97 22 46 38
Email : communication@aipu2018.net

Télécharger l’appel à communication au format PDF

Formulaire de dépôt de communication

L’appel à communication est à présent clôturé !

Inscription

INFORMATIONS PERSONNELLES

FRAIS DE PARTICIPATION AU CONGRES

Ces frais donnent droit aux kits (sac, livret du congrès, clés USB, bloc-notes, stylo et autre), aux pauses cafés, aux déjeuners et au cocktail de clôture.
Euros ou 118 000 Frs CFA

FRAIS DE PARTICIPATION AUX SORTIES ET SOIREES LUDIQUES


Euros ou 30000 Fr. CFA

Euros ou 10000 Fr. CFA

Euros ou 13500 Fr. CFA

Euros ou 16500 Fr. CFA

MODES DE PAIEMENT

Nom Banque : Bank OF AFRICA – BENIN
SWIFT : AFRIBJBJXXX
IBAN : BJ66BJ0610100700936446002663
Code banque : BJ061
Code guichet : 01007
Numéro du compte : 009364460026
Clé RIB : 63
Titulaire : AIPU BENIN, UAC , 01 BP 526 Abomey-Calavi (Bénin)
Sur place à l’accueil
Lundi au vendredi : 8h - 12h et 15h -18h
Tél. : +(229) 97874698 / 95466050
Email : sefodji777@yahoo.fr ou sefodji12@hotmail.com



Clôture des inscriptions : le 6 mai 2018.

  • Les visas pourront être sollicités soit à l’Ambassade du Bénin dans votre pays, soit à l’aéroport international Cardinal Bernardin Gantin de Cotonou. Les participants qui pour diverses raisons ne peuvent pas prendre le visa d’entrée au Bénin depuis leur pays pourront l’avoir à leur arrivée à Cotonou à condition de nous envoyer avant le 30 avril 2018, une copie des 4 premières pages de leur passeport en cours de validité ainsi que leur plan de vol (billet d’avion aller-retour) à l’adresse hguyherv@gmail.com.
  • Le service de santé à l’aéroport vérifie si vous avez reçu le vaccin contre la fièvre jaune (il y a moins de 10 ans). A cet effet, vous devez vous munir de votre carnet international de vaccination à jour.
  • Le paludisme (malaria) est une maladie endémique en Afrique tropicale; un traitement préventif agréé par un médecin n’est pas obligatoire mais fortement recommandé.

Accédez aux soutiens à participation aux colloques de l’AUF pour chercheurs du Sud

https://www.auf.org/ressources-et-services/bourses/

 

Bourses

Les jeunes chercheurs (étudiants en Master, en Doctorat ou ayant soutenu leur thèse il y a moins de deux ans) provenant d’une institution d’un pays d’une des sections africaines de l’AIPU ou de la section Liban et ayant une communication acceptée en tant que 1er ou 2ème auteur peuvent bénéficier d’une bourse de 180€ pour financer leur inscription au congrès. Pour cela vous devez adresser au Secrétaire Général de l’AIPU (amaury.daele@hepl.ch) une lettre de motivation (entre 200 et 500 mots) et les pièces justificatives suivantes : document attestant de l’acceptation de votre communication, copie de votre carte d’étudiant ou de votre attestation de soutenance de thèse datant de moins de 2 ans.
10 bourses de 180€ sont disponibles.
Avant de vous inscrire veuillez donc attendre la réponse du Secrétaire Général de l’AIPU qui vous fournira une attestation. Si vous êtes déjà inscrit, le Secrétaire Général prendra contact avec vous pour les modalités de versement de la bourse.

Prix Jean Demal

Depuis 2001, chaque congrès de l’AIPU est aussi l’occasion de décerner le Prix Jean Demal, qui vise à récompenser des communications de participant-e-s des pays du Sud et/ou contribuant aux échanges entre les pays du Sud et les pays du Nord. Afin de perpétuer cette tradition, le comité d’organisation du congrès de Cotonou a sollicité différentes personnes pour intervenir comme évaluateurs/trices, prenant soin de faire en sorte qu’un maximum de sections soient représentées dans ce jury.

Chaque membre du jury assistera à différentes communications durant le congrès et les évaluera à l’aide d’une grille de critères. Les contributions en lice ont été préalablement nominées par le comité scientifique. Le Prix Jean Demal sera officiellement remis suite à l’assemblée générale de l’AIPU, le jeudi 24 mai 2018.

Plus d’informations:
http://www.aipu-international.org/index.php?dossier_nav=712

Contacts

Adresse Postale

 

Contact téléphonique

+229 97 22 46 38

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Référence Bibliographique :
  • Unesco, Déclaration mondiale sur l’enseignement supérieur pour le XXIe siècle : Vision et Actions, Article 6 et 7
  • Le livre blanc de l’Agence universitaire de la Francophonie sur le numérique éducatif dans l’enseignement supérieur, 2013, Agence universitaire de la Francophonie